Spectrométrie gamma in situ

KKL_insitu

Carte des emplacements de mesures de spectrométrie in situ

Carte des emplacements de mesures de spectrométrie in situ

Le suivi permanent de l’exposition ambiante repose en Suisse sur les réseaux NADAM (échelle nationale) et MADUK (voisinage des installations nucléaires). L’objectif de ces réseaux en alerte 24h sur 24 est de signaler des augmentations anormales de l’exposition ambiante. Ces mesures recensent l’exposition ambiante globale sans permettre d’en distinguer les composantes individuelles. Les mesures de spectrométrie gamma effectuées en laboratoire sur des échantillons en surveillance normale visent, quant à elles, avant tout la mise en évidence de traces de radionucléides. Les résultats ont un caractère très ponctuel et ne renseignent pas sur l’exposition ambiante. Pour combler cette lacune, les laboratoires mobiles de l’OFSP (Section URA, Berne), de l’IFSN (Brugg), du Laboratoire de Spiez et de l’IRA (Lausanne) misent sur la spectrométrie gamma directe sur site (in situ). En effet, cette méthode possède l’avantage de permettre l’identification des radionucléides (émetteurs gamma) présents sur le site, d’estimer leurs activités et de calculer leur contribution individuelle à l’exposition du public. La spectrométrie gamma in situ informe ainsi de manière sensible et réaliste sur les concentrations moyennes des radionucléides gamma ainsi que sur l’exposition ambiante qui en résulte.

«Champ de vision» d’un spectromètre gamma insitu installé 1 m au-dessus du sol. Les [%] indiquent dans quelle mesure les émetteurs gamma se trouvant dans chacune des zones représentées contribue au signal total enregistré. Par exemple, 20 % des photons détectés proviennent de la zone située entre 4 m et 10 m.

«Champ de vision» d’un spectromètre gamma insitu installé 1 m au-dessus du sol. Les [%] indiquent dans quelle mesure les émetteurs gamma se trouvant dans chacune des zones représentées contribue au signal total enregistré. Par exemple, 20 % des photons détectés proviennent de la zone située entre 4 m et 10 m.

Cette technique présente par ailleurs l’avantage de pouvoir sonder, au cours d’une seule mesure, une portion nettement plus large d’un terrain. En effet, comme le montre la figure « champ de vision », un détecteur placé à un mètre du sol a un «champ de vision» de plus de 10 m de rayon. Le résultat de la mesure fournit donc une indication sur la concentration moyenne des radionucléides présents sur une surface de plus de 300m2, ce qui constitue l’avantage indéniable de cette méthode. L’évaluation exacte de la concentration ou de l’activité de ces radionucléides est cependant plus complexe, et moins précise que lors d’une mesure en laboratoire. En effet, pour calculer ces grandeurs à partir des résultats de mesure in situ, la connaissance de la distribution (répartition) des radionucléides dans le sol est indispensable. Or cette information n’est pas toujours disponible : il est donc nécessaire de faire des hypothèses et les résultats ont un caractère plus approximatif. Pour plus de renseignements sur cette technique consultez le document suivant: Méthodologie In Situ

En 2015, les mesures in situ ont essentiellement portées sur le voisinage des centrales nucléaires et des centres de recherche (PSI et CERN) ainsi que sur le suivi de la contamination rémanente en Césium-137 issue des essais nucléaires atmosphériques et de l’accident de Tchernobyl. Même si cette contamination reste plus importante au Tessin et localement dans les régions montagneuses (Alpes, Jura) par rapport au Plateau suisse, les résultats in situ 2015 n’ont signalé aucune valeur susceptible de représenter un risque pour la santé du public.

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