RADAIR (OFSP)

16.09.2015

RADAIRSuite à l’accident de Tchernobyl, la section URA s’est dotée d’un réseau automatique de mesure et d’alerte pour la radioactivité artificielle dans l’air. RADAIR (Réseau Automatique de Détection dans l’Air d’Immissions Radioactives) mesure en continu la radioactivité bêta artificielle (11 stations), l’iode gazeux (quatre stations) ainsi que la distribution des radionucléides (une station).

Les résultats de mesure sont transmis à la centrale toutes les 30 min. En cas d’augmentation de la radioactivité artificielle, une alarme est envoyée automatiquement à la section URA ainsi qu’à la centrale nationale d’alarme.

Les stations RADAIR mesurent la radioactivité alpha et bêta des aérosols collectés sur un filtre à air déroulant. Le signal enregistré provient principalement des «filles» du radon. Le rapport entre émetteurs a et ß permet de mettre en évidence la présence de radioactivité d’origine artificielle. La limite de détection pour la radioactivité artificielle est de 1 Bq/m3; elle est suffisante pour détecter un dépassement de la valeur limite d’immissions.

Les accidents de Fukushima et de Tchernobyl ont montré que l’iode-131 gazeux est responsable d’une grande partie de la radioactivité émise. Les quatre stations RADAIR-iode collectent l’iode gazeux dans une cartouche de granules de nitrite d’argent; celle-ci est mesurée en continu à l’aide d’un détecteur de iodure de sodium. La limite de détection est de 100 mBq/m3. Cette valeur n’a jamais été atteinte au cours des semaines qui ont suivi l’accident de Fukushima.

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